Beaucoup de conducteurs ignorent que conduire après avoir pris des médicaments peut être punissable. La loi relative à la police de la circulation routière n'interdit pas seulement la conduite sous l'influence d'alcool ou de stupéfiants, mais également la conduite dans un état analogue, notamment sous l'effet d'un médicament.
Quels médicaments entrent en ligne de compte ?
Il s'agit surtout de médicaments qui altèrent la vigilance, le temps de réaction ou la faculté d'appréciation : somnifères et calmants, certains antidépresseurs, antalgiques puissants à base d'opioïdes et certains antihistaminiques. Les emballages portent à cet égard un pictogramme d'avertissement, mais ce pictogramme n'est pas un critère légal.
Comment est-ce constaté ?
Contrairement à l'alcool, il n'existe pas de test de l'haleine simple. La constatation repose sur les observations de la police quant à votre comportement au volant et à votre état, éventuellement complétées par une prise de sang. Cela rend ce type de dossier plus délicat sur le plan probatoire, et donc plus susceptible d'être contesté.
Les sanctions
Les sanctions se situent dans la même ligne que pour la conduite sous l'influence de stupéfiants : une amende, une déchéance du droit de conduire et, le cas échéant, des examens de réintégration. Une prescription médicale n'est pas un sauf-conduit. La question n'est pas de savoir si vous pouviez prendre ce médicament, mais si vous étiez en mesure de conduire en toute sécurité.
Votre défense
Nous examinons si les constatations sont suffisamment concrètes, si la prise de sang s'est déroulée régulièrement et si le lien entre le médicament et votre aptitude à conduire est réellement établi. Appelez le 0484 99 22 72 ou par e-mail asfour@novexadvocaten.be.
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